Bienvenue sur le site web de l’Institut de Formation à la Psychothérapie par le Jeu auprès de l’enfant Inc.
L’Institut entreprend en cette année 2026-2027 sa vingtième année d’existence. Au cours de ces années, il a formé plusieurs centaines de psychothérapeutes d’enfants au Québec; depuis 2015, il rejoint également un nombre tout aussi important de professionnels d’Europe et même des coins les plus éloignés de la francophonie (visitez l’onglet Témoignages). Il a en fait formé des psychothérapeutes sur six continents, dans plus d’une vingtaine de pays. Les formations qu’il dispense se distinguent par leur caractère intégré et par la teneur remarquablement accessible tant de la documentation fournie que du niveau de discours des formateurs. Le fondateur de l’Institut, Michel Bossé, est de loin l’auteur le plus prolifique sur le sujet de la psychothérapie auprès des enfants (visitez l’onglet Ouvrages). Sept de ses ouvrages constituent les outils de la formation; les autres ouvrages permettent une intégration plus poussée de la perspective mise de l’avant par l’Institut.
Les activités de formation (chacune d’une durée de 24 heures) s’enchaînent d’une manière pédagogiquement efficace: 1) formation de base à la psychothérapie par le jeu auprès des enfants, 2) formation à l’évaluation ou au diagnostic s’appuyant sur le jeu ou sur des instruments projectifs utilisés comme jeux, 3) repérage ou confirmation du diagnostic et psychothérapie des enfants victimes d’abus sexuels (cette formation est présentement la seule vraiment étoffée portant spécifiquement sur cette clientèle qui, est-il besoin de le rappeler, compose entre 15 et 20 % des enfants amenés en consultation).
À qui s’adresse la formation à la thérapie par le jeu?
– Aux psychologues et aux étudiants gradués en psychologie ou en voie de l’être.
– Aux professionnels de disciplines connexes qui ont une expérience suffisante en psychothérapie pour être reconnus comme psychothérapeutes.
Objectifs de la formation

Permettre à des professionnels qui interviennent ou qui sont sur la voie d’intervenir auprès des enfants dans un contexte d’évaluation ou de psychothérapie de développer leurs habiletés dans la gestion de la communication symbolique pratiquée par les enfants dans le jeu spontané et dans des productions apparentées (allégories, cauchemars, « histoires » racontées autour de jeux spontanés ou de dessins, etc.).
Originalité et pertinence de la formation

La psychothérapie auprès des enfants (et des jeunes adolescents) implique nécessairement de la part du psychothérapeute la maîtrise de la communication symbolique. L’enfant utilise naturellement cette modalité d’expression dans sa production d’histoires sous la forme de jeux avec figurines ou autour de dessins de son cru ou d’images suggérées pour exprimer ses états d’âme les plus secrets, ses, besoins, ses désirs, ses espoirs ou ses regrets, ses peurs, ses joies ou ses peines, en un mot, tout ce qui s’agite en lui et même au plus profond de sa psyché. Maîtriser cette communication symbolique est absolument essentielle tant pour une évaluation précise du fonctionnement de l’enfant et de l’adolescent en difficulté que pour la conduite d’une psychothérapie apte à produire les résultats attendus.
Si l’on n’a pas développé l’habileté d’utiliser cette forme d’expression, on doit se limiter à pratiquer avec le jeune sujet une approche de type éducatif (par exemple, en lui lisant des histoires portant sur un thème relié à son symptôme, en lui proposant de la relaxation pour l’aider à calmer son anxiété ou en lui donnant des conseils sur les façons d’agir à écarter ou à adopter dans telle ou telle circonstance, etc.). Agissant de cette manière, on quitte son rôle de psychothérapeute pour réaliser une présence tout à fait typique de la fonction parentale. Une autre option couramment utilisée pour palier à son incapacité d’utiliser la communication symbolique consiste à intervenir dans le cas de l’enfant en passant par les parents essentiellement, le plus souvent même sans voir l’enfant en seul à seul; on procède alors à une intervention du style « coaching parental ». Dans l’une comme dans l’autre de ces options, l’intervention est basée essentiellement sur la problématique comportementale telle qu’elle est perçue ou présentée par les parents (ou autres éducateurs). Il s’agit donc là d’approches purement « symptômales », assez apparentées quant au fond au recours à une médication psychostimulante, voie hélas! trop, beaucoup trop souvent empruntée par les pédiatres ou les pédo-psychiatres, dans le cas des enfants hyperactifs notamment (lire la conférence ici annexée). Toute approche symptômale ne peut avoir qu’un effet superficiel et éphémère parce qu’elle est complètement déconnectée de la réalité interne de l’enfant. En effet, si les parents et les autres éducateurs (enseignants, psychoéducateurs, psychologues d’orientation comportementaliste, etc.) peuvent décrire avec une bonne précision les symptômes de l’enfant, dans tous les cas, ils ignorent ou même ils ne peuvent absolument pas soupçonner ce qu’il se passe au niveau de la dynamique à la source de ces symptômes. Nous le redisons haut et fort: l’accès à ce niveau psychodynamique ne peut absolument pas être réalisé sans l’aide de la communication symbolique; si l’on ne s’appuie pas sur ce type d’écoute et d’analyse, les comportements dysfonctionnels ou les symptômes traduisant le mal-être du jeune sujet ne pourront être éliminés complètement et durablement.
Comme il s’agit d’une modalité de communication et d’interaction entre le thérapeute et l’enfant, la psychothérapie par le jeu ne se résume donc pas simplement à un inventaire de techniques ou à la présentation d’un matériel de base pour la rencontre avec l’enfant. Le psychothérapeute doit non seulement savoir créer et maintenir un style de relation, un « cadre » qui favorise l’expression ludique spontanée de la part du jeune sujet; il doit également savoir décoder le sens profond ou latent de ce que celui-ci met en scène en sa présence; il doit pouvoir rattacher le contenu de son (ses) jeu(x) à son mode de fonctionnement affectif, c’est-à-dire à sa manière fondamentale d’être avec les autres comme avec lui-même; c’est là la condition indispensable pour pouvoir débusquer le sens profond de ses conduites dysfonctionnelles, celles-ci étant reçues comme autant d’appels à l’aide ou comme autant de formes de protestation ou, enfin, comme autant de stratégies visant à contrôler l’anxiété consécutive à la rumination de désirs inavouables. Voilà ce qui fonde la nécessité de notre formation et ce qui en justifie la durée.
