Bienvenue sur le site web de l’Institut de Formation à la Psychothérapie par le Jeu auprès de l’enfant

L’Institut entreprendra en cette année 2017-18 sa onzième année d’existence. Au cours de ces dix dernières années, il a formé plusieurs centaines de psychothérapeutes d’enfant au Québec;  depuis trois ans, il rejoint également un nombre toujours plus important de professionnels d’Europe ou même des coins les plus éloignés de la francophonie (visitez l’onglet Témoignages).

À qui s’adresse la formation à la thérapie par le jeu?

– Aux psychologues et aux étudiants gradués en psychologie

– Aux professionnels de disciplines connexes qui ont une expérience suffisante en psychothérapie pour être reconnus comme psychothérapeutes.

Objectifs de la formation

thérapie par la jeu

Permettre à des professionnels qui interviennent ou sont sur la voie d’intervenir auprès des enfants dans un contexte psychothérapeutique de développer leurs habiletés dans la gestion de la communication symbolique pratiquée par les enfants dans le jeu spontané et dans des productions apparentées (allégories, dessins, cauchemars,  etc.)

Originalité et pertinence de la formation

originalité formation

La psychothérapie auprès des enfants (et des jeunes adolescents) implique nécessairement de la part du psychothérapeute la maîtrise de la communication symbolique. L’enfant utilise cette modalité d’expression  sous la forme d’histoires ou de productions graphiques de son cru pour exprimer ses états d’âme les plus secrets, ses projets, ses désirs, ses espoirs ou ses regrets, ses peurs, ses joies ou ses peines, en un mot, tout ce qui s’agite en lui et au plus profond de lui. Si l’on n’a pas développé l’habileté d’utiliser cette forme d’expression, on doit se limiter à pratiquer avec l’enfant une approche de type éducatif (par exemple, en lui lisant des histoires portant sur un thème relié à son symptôme, en lui proposant  de la relaxation pour l’aider à calmer son anxiété ou en lui donnant des conseils  sur les façons d’agir à écarter ou à adopter dans telle ou telle circonstances, etc.). Ce faisant, on quitte son rôle de psychothérapeute pour réaliser une présence tout à fait typique de la fonction parentale. Une autre option couramment utilisée pour contrer son incapacité d’utiliser la communication symbolique consiste à intervenir dans le cas de l’enfant en passant par les parents essentiellement, le plus souvent même sans voir l’enfant en seul à seul; on procède alors à une intervention du style « coaching parental ». Dans l’une comme dans l’autre de ces options, l’intervention est basée essentiellement sur la problématique comportementale telle qu’elle est présentée par les parents (ou autres éducateurs). Il s’agit donc là d’approches purement « symptômales », assez apparentées quant au fond au recours à une médication psychostimulante, voie hélas! trop, beaucoup trop souvent empruntée par les pédiatres ou les pédo-psychiatres, dans le cas des enfants hyperactifs notamment (lire la conférence ici annexée). Toute approche symptômale ne peut avoir qu’un effet superficiel et éphémère parce qu’elle est complètement déconnectée de la réalité interne de l’enfant. En effet, si les parents et les autres éducateurs (enseignants, psychoéducateurs,  psychologues d’orientation comportementaliste, etc.) peuvent décrire avec une bonne précision les symptômes de l’enfant, dans la très grande majorité des cas, ils ignorent ou même ils ne peuvent absolument pas soupçonner ce qui se passe au niveau de la dynamique sous-jacente à ces symptômes, dynamique qui est à la source de ces derniers. L’accès incontournable à ce niveau psychodynamique ne peut précisément être réalisé sans l’aide de la communication symbolique, ce moyen d’expression privilégié de l’enfant qui fait un large usage d’histoires, de métaphores ou de symboles. C’est réellement la maîtrise de ce médium qui permet au psychothérapeute d’accéder à la dynamique profonde de l’enfant, celle qui se profile derrière ses comportements dysfonctionnels. C’est grâce à la pratique de ce type d’écoute et d’analyse que ces comportements ou symptômes pourront être éliminés complètement et durablement.

Comme il s’agit d’une modalité de communication et d’interaction entre le thérapeute et l’enfant, la psychothérapie par le jeu ne se résume pas simplement à un inventaire de techniques ou à la présentation d’un matériel de base pour la rencontre avec l’enfant. Le psychothérapeute doit non seulement savoir créer et maintenir un style de relation, un « cadre » qui favorise l’expression ludique spontanée de l’enfant, il doit également savoir décoder le sens profond ou latent de ce que celui-ci met en scène en sa présence, il doit pouvoir rattacher le contenu de son (ses) jeu(x) à son mode de fonctionnement affectif, c’est-à-dire à sa manière fondamentale d’être avec les autres comme avec lui-même; c’est là la condition indispensable pour pouvoir débusquer le sens profond de ses conduites dysfonctionnelles, celles-ci étant reçues comme autant d’ «appels à l’aide» ou comme autant de «protestations» ou, enfin, comme autant de stratégies visant à contrôler l’anxiété consécutive à la rumination de désirs inavouables. Voilà ce qui fonde la nécessité de notre formation et ce qui en justifie la durée.